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Les contes de Perrault : les pièges à éviter pour bien les raconter

6 août 2026 7 min de lecture

Ah, les contes de Perrault ! Ces histoires merveilleuses que l'on se raconte depuis des siècles : Le Petit Chaperon rouge, Cendrillon, Le Chat botté… Elles font partie de notre imaginaire. Mais attention, quand on les étudie ou qu'on les raconte, on peut facilement tomber dans quelques pièges. Pas de panique ! Dans cet article, je vais t'aider à les éviter pour devenir un vrai expert des contes de Perrault.

Pourquoi les contes de Perrault sont-ils si célèbres ?

Charles Perrault, un écrivain français du 17e siècle, a rassemblé et transformé des histoires qui se transmettaient oralement. Il les a écrites pour plaire à la cour du roi Louis XIV, mais aussi pour donner des leçons aux enfants. Ses contes sont connus dans le monde entier ! Mais pour bien les comprendre, il faut connaître leur origine et leur but.

Des histoires anciennes, réécrites par Perrault

Perrault n'a pas tout inventé. Beaucoup de ses contes viennent de traditions populaires. Par exemple, La Belle au bois dormant et Le Petit Chaperon rouge existaient déjà avant lui. Il les a simplement embellies avec son style élégant. C'est important de le savoir pour ne pas dire qu'il est l'auteur original de tout. En fait, il a adapté des récits qu'on racontait depuis des générations.

Un but : plaire et instruire

Perrault a écrit ses contes pour divertir, mais aussi pour donner une morale. Chaque histoire se termine souvent par une petite phrase qui explique la leçon à retenir. Par exemple, dans Le Petit Chaperon rouge, la morale avertit les enfants de se méfier des inconnus. C'est une double lecture : les enfants s'amusent, les adultes réfléchissent. Quand tu racontes un conte de Perrault, n'oublie jamais cette morale finale !

Les pièges à éviter quand on étudie les contes de Perrault

Voici les erreurs les plus fréquentes que font les élèves (et parfois les adultes !) sur ces contes. Apprends à les repérer pour être incollable.

Piège n°1 : Confondre les versions de Perrault et de Grimm

Les frères Grimm, deux Allemands du 19e siècle, ont aussi écrit des contes. Leurs versions sont souvent plus sombres et plus détaillées. Par exemple, dans Cendrillon de Grimm, les méchantes sœurs se coupent les orteils pour mettre la pantoufle ! Chez Perrault, c'est beaucoup plus doux. Il ne faut donc pas mélanger les deux. Quand tu parles de Perrault, utilise uniquement ses versions à lui. Sinon, tu racontes des détails qui ne sont pas dans son texte.

Piège n°2 : Oublier la morale

Chaque conte de Perrault a une morale, souvent écrite à la fin. Certaines sont en vers, comme dans Le Corbeau et le Renard (mais celui-ci est une fable de La Fontaine, pas un conte !). Les contes de Perrault ont des morales en prose ou en vers. Par exemple, à la fin du Petit Poucet, on trouve une leçon sur le fait que la taille ne fait pas tout. Si tu oublies la morale, tu rates l'essentiel du conte !

Piège n°3 : Croire que les contes sont uniquement pour les enfants

À l'époque de Perrault, les contes étaient lus à la cour, par des adultes. Ils contenaient des allusions et des critiques de la société. Par exemple, Le Chat botté montre comment un jeune homme peut s'élever grâce à la ruse. C'est une histoire qui plaît aux enfants, mais qui a aussi un sens pour les adultes. Ne réduis pas ces contes à de simples histoires pour bébés !

La structure typique d'un conte de Perrault

Pour bien raconter ou analyser un conte, il faut en connaître la structure. Les contes de Perrault suivent souvent un schéma précis, qu'on appelle le schéma narratif. Le voici, étape par étape :

  • Situation initiale : on présente les personnages et le décor. Par exemple, dans Cendrillon, on apprend qu'elle est maltraitée par sa belle-mère et ses sœurs.
  • Élément perturbateur : un événement vient bouleverser la vie du héros. Pour Cendrillon, c'est l'annonce du bal.
  • Péripéties : le héros vit des aventures. Cendrillon rencontre sa marraine, va au bal, perd sa pantoufle…
  • Résolution : le problème est résolu. Le prince retrouve Cendrillon grâce à la pantoufle.
  • Situation finale : tout rentre dans l'ordre. Cendrillon épouse le prince.

Ce schéma est présent dans presque tous les contes de Perrault. En le connaissant, tu peux mieux raconter l'histoire et éviter de te perdre dans les détails.

Exemple avec Le Petit Chaperon rouge

Prenons un exemple concret. Dans ce conte, la situation initiale montre une petite fille qui va porter une galette à sa grand-mère. L'élément perturbateur, c'est la rencontre avec le loup. Les péripéties sont toutes les ruses du loup pour arriver avant elle. La résolution, c'est quand le loup mange la grand-mère et le Petit Chaperon rouge (dans la version de Perrault, il n'y a pas de chasseur !). La situation finale est tragique : le conte se termine sans happy end. C'est pour cela qu'il faut bien connaître la version de Perrault : elle est plus dure que celle de Grimm.

Les erreurs fréquentes dans le vocabulaire et les expressions

Certains mots ou expressions des contes de Perrault sont anciens. Il faut les expliquer, mais pas les déformer. Par exemple, quand on dit « tirer la morve » dans La Belle au bois dormant, cela signifie « se moucher ». On ne doit pas changer ces expressions, car elles font partie du charme du conte. Mais attention à ne pas les utiliser à mauvais escient !

Attention aux anachronismes

Un anachronisme, c'est quand on place un objet ou une idée d'une époque dans une autre. Par exemple, dans Cendrillon, on parle de carrosse et de pantoufle de verre. À l'époque de Perrault, les carrosses existaient, mais les pantoufles de verre, c'est un peu bizarre ! En fait, certains chercheurs pensent qu'il s'agissait peut-être d'une pantoufle en vair (une fourrure), mais le texte dit bien « verre ». Il ne faut pas inventer : on suit le texte de Perrault, même si cela semble étrange.

Comment bien raconter un conte de Perrault ?

Pour finir, voici quelques conseils pour raconter un conte de Perrault sans tomber dans les pièges. Tu peux les utiliser en classe ou à la maison.

Conseil n°1 : Lis la version originale

Avant de raconter, lis le texte de Perrault. Tu peux le trouver dans des recueils. Ne te fie pas aux adaptations modernes, car elles changent souvent des détails. Par exemple, dans Le Petit Chaperon rouge de Perrault, le loup mange la fillette à la fin, sans chasseur pour la sauver. C'est important de le savoir pour ne pas raconter n'importe quoi.

Conseil n°2 : Utilise le ton du conteur

Quand tu racontes, mets de l'émotion dans ta voix. Imite les personnages, fais des gestes. Les contes sont faits pour être dits à voix haute. Perrault écrivait pour être lu à la cour, donc il faut donner vie aux mots. N'hésite pas à ralentir pour créer du suspense, surtout avant la morale.

Conseil n°3 : Explique la morale à la fin

Après avoir raconté, prends un moment pour discuter de la morale avec ton public. Demande : « Que veut nous apprendre cette histoire ? » Cela permet de mieux comprendre le conte et de ne pas oublier son message. Par exemple, dans Le Chat botté, la morale est que l'intelligence et la ruse peuvent réussir là où la force échoue.

Conclusion : deviens un expert des contes de Perrault !

Les contes de Perrault sont un trésor de la littérature française. En évitant ces pièges, tu pourras les raconter avec justesse et plaisir. N'oublie pas : chaque conte a sa propre version, sa morale et sa structure. Prends le temps de les découvrir, et tu verras, ils n'auront plus de secrets pour toi !

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les contes de Perrault et ceux de Grimm ?

Perrault a écrit au 17e siècle en France, avec des versions plus élégantes et des morales explicites. Grimm, au 19e siècle en Allemagne, a collecté des contes plus sombres et plus détaillés. Par exemple, dans Cendrillon de Grimm, les sœurs se mutilent, ce qui n'est pas chez Perrault.

Pourquoi les contes de Perrault ont-ils une morale ?

Perrault voulait instruire tout en divertissant. Chaque conte se termine par une leçon de vie, souvent en vers, pour guider les enfants (et les adultes) sur des valeurs comme la prudence, la bonté ou l'intelligence.

Le Petit Chaperon rouge de Perrault se termine-t-il bien ?

Non, dans la version de Perrault, le loup mange le Petit Chaperon rouge et sa grand-mère, et il n'y a pas de chasseur pour les sauver. C'est une fin tragique qui sert d'avertissement.

Quel est le schéma narratif typique d'un conte de Perrault ?

Le schéma narratif comprend : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, résolution et situation finale. Par exemple, dans Cendrillon, on voit la jeune fille maltraitée, puis l'annonce du bal, les aventures, la rencontre avec le prince et le mariage.

Comment éviter de confondre les contes de Perrault avec d'autres versions ?

Il faut toujours se référer au texte original de Perrault. Évite les adaptations modernes ou les versions de Grimm si tu veux rester fidèle. Lis le recueil original et note les différences clés, comme la pantoufle de verre chez Perrault.

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